Le graphe d'évaluation
Le graphe d’évaluation est la carte de la partie. Il se trouve dans le panneau d’analyse, volet Éval (Cmd + Option + I si le panneau est masqué). Chaque point est un coup ; la courbe monte quand les Blancs prennent l’avantage, descend quand les Noirs le prennent.
Une partie résumée d’un regard : équilibre, bascule, effondrement.
Le % de victoire plutôt que les centipions
Régence exprime l’évaluation en pourcentage de victoire — « à ce stade, ce camp gagne cette position N fois sur 100 » — plutôt qu’en « centipions », l’unité technique des moteurs. C’est le même chiffre qui sert à classer les coups : une Gaffe est un coup qui fait chuter ce pourcentage brutalement.
L’intérêt pratique : le % de victoire raconte mieux les positions extrêmes. Passer de +8 à +5 « pions » d’avantage ne change presque rien (la position reste gagnante) — et le graphe reste plat. L’œil n’est attiré que par ce qui compte.
S’en servir pour naviguer
Le graphe est cliquable : un clic sur un point amène l’échiquier à ce coup. La méthode de relecture la plus efficace tient en trois gestes :
- Repérer la chute la plus abrupte du graphe.
- Cliquer juste avant la chute — voir la position telle qu’elle était encore tenable.
- Avancer d’un coup (
→) pour voir le coup fautif, puis comparer avec les lignes du moteur.
La barre d’évaluation
Le long de l’échiquier, une barre verticale montre l’évaluation de la position affichée — blanc en haut quand les Blancs sont mieux. Elle bouge en direct pendant la navigation : utile pour sentir l’évaluation sans quitter l’échiquier des yeux.
Le profil de temps
Sous le graphe, le volet Éval affiche une seconde lecture de la partie : le profil de temps — une rangée par coup, avec une barre proportionnelle au temps de réflexion passé dessus (barre claire pour les Blancs, sombre pour les Noirs). Un clic sur une rangée amène l’échiquier au coup correspondant, exactement comme sur le graphe.
Ce profil raconte ce que l’évaluation ne dit pas : où la partie s’est jouée dans votre tête. Les longues barres signalent les positions qui ont demandé un vrai calcul ; une gaffe jouée en deux secondes et une gaffe jouée après trois minutes de réflexion ne sont pas la même erreur — la première est une question de discipline, la seconde une question de calcul.
Le temps de réflexion est reconstruit à partir des horloges enregistrées dans la partie : différence entre deux pendules successives du même joueur, incrément compris. La section n’apparaît donc que si la partie contient ces horloges — c’est le cas des parties importées depuis vos comptes Lichess et chess.com via les archives mensuelles, et des PGN portant la directive [%clk].