Organiser

Cent parties se parcourent ; mille s’organisent. Le navigateur répond à deux questions séparées, et il vaut la peine de les garder distinctes : où suis-je ? — c’est la barre latérale — et qu’est-ce que j’affine ? — c’est la barre d’outils.

Un lieu à la fois

La barre latérale liste des lieux. Un seul est actif : cliquer sur un lieu remplace le précédent, exactement comme dans le Finder ou dans Mail. Il n’y a donc jamais deux rangements qui s’intersectent en silence.

SectionLieux
Toutes les parties — la bibliothèque locale et le fil des comptes en ligne, fusionnés
Parties en ligne — le fil des comptes cochés dans le menu Comptes, uniquement
BibliothèqueMa bibliothèque (tout ce qui est enregistré), Sans dossier, puis un lieu par dossier
Tagsun lieu par tag
Vues sauvegardéesun lieu par vue

Le titre de section dit le périmètre : un dossier et un tag rangent des parties enregistrées, ils ne montrent donc que du local. C’est écrit, plus rien ne disparaît sans explication.

Un lieu de plus apparaît de temps à autre en haut de la liste : Position, le résultat d’une recherche de position. Il est temporaire — il n’existe que tant que la recherche est armée, et s’efface avec elle.

Dossiers et tags

Les dossiers rangent à la main — « Tournoi de mars », « Parties commentées ». Une partie s’y glisse par glisser-déposer ou par le menu contextuel, et Sans dossier rassemble ce qui n’a encore été rangé nulle part.

Les tags, colorés, marquent transversalement : une même partie peut porter « à revoir » et « miniature ». On les crée et on les colore à la volée depuis le menu contextuel d’une partie. Pour en assigner un, deux gestes au choix : le menu contextuel, ou glisser les parties sur le tag dans la barre latérale — toute une sélection d’un coup, avec une confirmation en bas de la fenêtre.

Le glisser-déposer vaut aussi pour les parties en ligne : déposer une partie du fil en ligne sur un tag ou un dossier l’ajoute d’abord à Mes parties, puis la range — et si elle est déjà en bibliothèque, le tag s’applique à celle qui existe, sans jamais créer de doublon. Repérer, glisser, c’est classé.

La colonne Tags de la table sert de repère visuel : chaque partie y affiche les pastilles colorées de ses tags — au-delà de trois, un « +N » résume le reste, et le détail apparaît au survol.

Les vues sauvegardées

Une vue sauvegardée est une recherche enregistrée qui se remplit toute seule, en continu, selon ses critères — ouverture (codes ECO), période, résultat, cadence, adversaire, tags exigés, parties analysées seulement, couleur jouée… Quelques exemples parlants :

VueCritères
« Mes défaites en Sicilienne »ECO B20–B99 · résultat : défaite · couleur : Blancs
« Blitz du mois »cadence : blitz · période : 30 derniers jours
« À montrer au coach »tag : coach · analysées seulement

Chaque nouvelle partie importée qui correspond aux critères y apparaît sans aucun geste.

Une vue s’utilise comme n’importe quel autre lieu : on clique dessus, on voit ses parties. Ses critères ne se recopient pas dans la barre d’outils — une ligne discrète au-dessus du tableau rappelle le nom de la vue et ses critères en clair (« Caro-Kann · Blancs · Blitz »), avec un bouton Modifier… pour ouvrir l’éditeur complet. Une ligne à lire, pas un panneau à refermer.

En créer une depuis vos filtres

La façon la plus directe part de ce que vous avez déjà sous les yeux. Filtrez la bibliothèque à la main — choisissez un mois, restreignez les cadences ou les résultats, tapez dans la recherche — puis cliquez Sauvegarder cette vue dans la barre d’outils.

Un petit popover s’ouvre alors, avec un nom déjà suggéré à partir de vos filtres : validez, la vue apparaît dans la barre latérale. Rien de plus. Pour aller plus loin que ce que la barre d’outils expose — codes ECO, adversaire, couleur jouée — c’est Modifier les critères… qui ouvre l’éditeur complet, sur demande seulement.

Les filtres de la barre d’outils

Les filtres affinent le lieu où vous êtes, quel qu’il soit. Changer de lieu ne les touche pas.

CommandeCe qu’elle règle
Mois« Tous les mois », ou une archive précise chargée d’un bloc
FiltresCadences (bullet, blitz, rapide, classique) · résultats (gagnées, perdues, nulles) · Analyse : toutes, analysées, non analysées · non importées seulement · en analyse ou en file
RechercheEn direct, par joueur ou par ouverture

Le bouton porte un badge — Filtres (3) — dès qu’un filtre est posé : c’est le rappel qui évite les listes vides inexplicables.

Le tri a deux entrées, au choix : cliquer les en-têtes de colonnes, comme dans n’importe quelle table macOS, ou la section Tri du menu VueRécemment ajoutées, Date de la partie, Joueur (A→Z). Le même menu règle les colonnes affichées et la densité des lignes.

Quand la liste est vide

Une liste vide n’est jamais un mystère : l’écran nomme la cause et propose la sortie qui correspond.

L’écran afficheCe qu’il propose
Aucun compte en ligne actifConnecter un compte, ou consulter un pseudo le temps d’une session
Ce dossier est vide · Ce tag n’est sur aucune partieLe geste qui répare — faire glisser des parties de la liste vers le dossier ou le tag
Aucune partie chargéeRafraîchir, ou Charger plus pour remonter le temps
Aucune partie ne correspond à cette vueModifier les critères…, pour élargir une vue trop stricte
Aucune partie ne correspondRéinitialiser les filtres
Bibliothèque videImporter un PGN, ou connecter un compte

Un détail qui compte : Réinitialiser les filtres ne change pas de lieu. Vous restez exactement où vous êtes, et vous voyez enfin ce que ce lieu contient vraiment. Et si la liste a été restreinte depuis les statistiques, c’est un bouton distinct — Effacer le filtre des Statistiques — qui lève cette contrainte-là.

S’entraîner sur l’ouverture d’un dossier

Un dossier de parties n’est pas qu’un rangement : c’est un corpus. Clic droit sur un dossier — ou sur une vue sauvegardée — → S’entraîner sur l’ouverture fusionne les ouvertures de toutes ses parties en un arbre unique, et lance dessus une séance d’entraînement classique : à chaque position, cherchez le coup ; le plus joué du corpus est la réponse attendue, un autre coup du corpus compte comme alternative (ambre), un coup hors corpus comme raté. Après chaque bonne réponse, la statistique du coup s’affiche — « 273 parties, 61 % pour les Blancs ».

Deux règles fabriquent l’arbre : la fusion s’arrête vers le dixième coup, et un coup vu une seule fois est écarté — c’est la sortie de théorie, une anecdote n’est pas un savoir d’ouverture.

Sur 1 000 parties d’un maître, c’est un mode de travail à part entière : répondre comme lui. Et la vue sauvegardée sert de filtre — « joueur : Bacrot, couleur : Noirs » donne une séance sur son répertoire noir uniquement.