Rechercher une position
« Cette position, je l’ai déjà eue. » C’est une pensée de milieu de partie, et jusqu’ici elle restait sans réponse : il aurait fallu se souvenir de quelle partie, de quel tournoi, de quelle étude. Régence répond à la question dans les deux sens — combien de fois, et lesquelles.
Le geste
La recherche part toujours d’une position, jamais d’un formulaire. Quatre chemins y mènent, selon l’endroit où vous êtes.
| D’où | Comment |
|---|---|
| Depuis un échiquier | Clic droit sur une barre joueur (au-dessus ou en dessous du plateau) → Rechercher cette position |
| Depuis la barre de menus | Analyse > Rechercher cette position |
| Depuis une position inventée | Le bouton Configurer la position de la barre d’outils d’une partie — composez les pièces à la main ou collez un FEN, puis Rechercher cette position |
| Depuis l’explorateur | La ligne de résumé du panneau (« 87 parties · 5 coups ») devient un bouton sur les sources locales |
Le clic droit fonctionne partout où un échiquier se lit : une partie en analyse comme une étude. Il vise les barres joueurs et non les cases, parce que sur les cases le clic droit dessine déjà flèches et surbrillances — le geste d’annotation reste intact.
Ce que la recherche trouve
Deux corpus répondent à la même question, d’un seul coup : vos parties de bibliothèque et vos études. Dans les parties, les variantes comptent autant que la ligne principale ; dans les études, c’est l’arbre entier qui est fouillé, ramifications comprises.
Et surtout, la recherche voit les transpositions. Une transposition, c’est la même position atteinte par un autre ordre de coups : 1.d4 Cf6 2.c4 e6 et 1.c4 e6 2.d4 Cf6 aboutissent au même échiquier. Régence identifie une position par ce qu’elle est — les pièces, le trait, les droits de roque — et non par le chemin qui y mène. C’est précisément ce qui rend la recherche utile : elle rassemble des parties que vous n’auriez jamais rapprochées, parce qu’elles n’ont pas la même ouverture sur le papier.
Le lieu « Position »
Le résultat s’affiche dans le navigateur de parties, comme un lieu de plus dans la barre latérale — au-dessus de Toutes les parties, avec son compte. Il est temporaire : il n’existe que tant qu’une recherche est armée, et disparaît dès qu’on l’efface. Une position n’est pas un rangement, c’est une question qu’on pose.
Au-dessus du tableau, une ligne de résumé montre le diagramme de la position cherchée — une position ne se décrit pas en mots — suivi des comptes : « 87 parties · 3 études ». Deux boutons l’accompagnent :
- Modifier la position… rouvre l’éditeur sur la position courante, pour la corriger, la faire avancer d’un coup, ou en coller une autre.
- Effacer abandonne la recherche et ramène à Toutes les parties.
Les études trouvées apparaissent en pastilles sous le résumé, et non dans le tableau : le tableau montre des parties, et une étude n’en est pas une. Un clic ouvre l’étude au bon nœud de son arbre ; une petite icône de branche signale que la position s’y trouve dans une variante.
Pour le reste, ce lieu se comporte exactement comme les autres : les filtres de la barre d’outils, le tri par colonnes, l’aperçu de la partie et les actions de lot fonctionnent sans rien de particulier à apprendre. Un double-clic sur une partie l’ouvre au coup exact où la position apparaît, dans la bonne variante — pas au premier coup.
Quand la position est partout
La position de départ est dans 100 % de vos parties ; après 1.e4 e5, on compte encore par centaines. Le lieu Position compte tout mais n’affiche que les 500 premières parties, dans l’ordre du tri en cours — et il le dit, en toutes lettres, plutôt que de figer l’interface pour prouver le contraire :
Position très fréquente — 500 parties affichées sur 912. Affine avec les filtres.
Au-delà de 200 parties trouvées, même sans troncature, le bandeau invite déjà à affiner. La sortie est toujours la même : les filtres de la barre d’outils — un mois, une cadence, un résultat, un nom d’adversaire — ramènent la liste à une taille lisible sans changer la question posée.
Deux limites à connaître
La toute dernière position d’une partie n’a pas d’occurrence. Une position n’est retenue que si un coup en part : le mat final, l’abandon, la position de la nulle ne sont donc pas trouvables. C’est la même règle que dans l’explorateur d’ouvertures, qui répond « ce qui se joue d’ici » — sans coup qui parte, il n’y a rien à dire.
Les parties en ligne non importées ne sont pas fouillées. Le fil des comptes Lichess et chess.com n’est pas indexé ; seules les parties enregistrées dans la bibliothèque le sont. Importer une partie la fait entrer dans l’index, et elle devient trouvable comme les autres.
Bientôt : l’étage en ligne
La recherche couvre aujourd’hui ce qui vous appartient — vos parties, vos études. Un étage supplémentaire est en préparation : les parties jouées depuis cette position ailleurs qu’à la maison, celles des maîtres et celles de la base Lichess, dans ce même lieu et à côté des vôtres. Il demandera un compte Lichess connecté, comme les sources en ligne de l’explorateur. Les deux corpus locaux, eux, resteront entièrement utilisables hors-ligne et sans compte.