Analyser une étude
Analyser une partie, c’est suivre une seule ligne du début à la fin. Une étude, elle, est un arbre : cinquante branches qui se ressemblent toutes à la lecture, et dont rien ne dit laquelle vaut +1,4 et laquelle vaut −0,9.
L’analyse des branches répond à cette question — pour toutes les suites d’un coup, en une passe.
Lancer la passe
Deux entrées, un seul geste :
- Dans la barre d’outils d’une étude, le chevron du bouton Analyser ouvre Analyser toutes les branches.
Le moteur parcourt chaque position de l’arbre — pas seulement la ligne principale. Une étude de trois cents positions demande quelques minutes ; le bouton affiche l’avancement (Branches · 40 %) et Arrêter l’analyse des branches la coupe à tout moment.
Lire le résultat : le point de vue de l’étude
Toute la difficulté d’un répertoire tient dans un détail : +1,4 est excellent pour les Blancs et désastreux pour les Noirs. Une étude « affronter la Londres » se travaille côté Noirs — y lire des chiffres du point de vue des Blancs demanderait de tout inverser de tête, à chaque ligne.
Régence ne le demande pas. Tous les scores d’une étude sont écrits du point de vue de sa couleur : + veut dire « bon pour vous », toujours. Le bandeau le rappelle : « 42 lignes évaluées · point de vue Noirs ».
| Ce que vous voyez | Ce que ça dit |
|---|---|
| +1,4 au bout d’une ligne | Cette suite vous laisse nettement mieux. |
| −0,9 | Elle vous laisse moins bien. |
| Un triangle rouge avant le score | Un coup de votre camp perd du terrain dans cette ligne. |
| ⚠ 3 à ne pas apprendre dans le bandeau | Trois lignes de l’étude illustrent une erreur — elles ne dictent pas un répertoire. |
Un petit signe apparaît aussi sur les coups eux-mêmes, mais uniquement sur les vôtres : dans une étude, un mauvais coup de l’adversaire est le sujet de la leçon, pas une faute à signaler.
Les carrefours chiffrés
Une fois l’analyse faite, la liste des coups change de visage à chaque point de décision. Les suites concurrentes ne sont plus des blocs indentés empilés : elles se regroupent dans un cadre titré — AU LIEU DE 3.Fb5 · 3 options — dans l’ordre où l’étude les a écrites. L’analyse ne réordonne rien : la liste des coups est la carte de votre étude, ses repères ne bougent pas. Le classement, lui, se lit aux chiffres.
Chaque option porte sa lettre (A, B, C), la couleur de sa flèche sur l’échiquier, et son score dans une colonne alignée à droite. C’est cette colonne qui fait le travail : trois suites se comparent d’un seul coup d’œil vertical, comme les meilleures lignes du moteur.
Quand une alternative est mieux évaluée que le coup retenu par l’étude, une mention le dit. Ce n’est pas forcément une erreur d’auteur — une ligne se choisit aussi pour ce qu’elle est à jouer, pas seulement pour son chiffre — mais ça mérite un regard.
Ce que ça change pour l’entraînement
L’analyse n’est pas qu’un confort de lecture : c’est elle qui rend l’entraînement sélectif.
- Elle sait qu’une variante ratée par l’adversaire est une punition à travailler — et que la même ratée par votre camp est un contre-exemple à ne pas apprendre.
- Elle alimente donc le sélecteur Théorie / Punitions / Tout de l’écran de départ.
- Elle permet au drill d’écarter les lignes que l’étude condamne, et de juger vos réponses alternatives au lieu de les refuser.
Sans elle, le drill fonctionne — mais il vous demande tout, y compris ce que l’auteur avait écrit pour vous en dissuader.
Quand l’arbre change
Ajouter ou supprimer des coups après coup ne casse rien : les scores restent affichés, en grisé, avec la mention (arbre modifié depuis). Les nouvelles positions, elles, apparaissent comme non évaluées — une nouvelle passe les rattrape, et ne recalcule que ce qui manque.